LE TRAVAIL C’EST QUOI ?

Beaucoup répondront une activité que l’on exerce contre rémunération. Est-elle choisie ou imposée, peut-on en changer, la rémunération est-elle toujours la même, est-elle obligatoire pour justifier des avantages d’une société, que peut-elle apporter en dehors des aspects utilitaires : de nourriture, logement, santé, sécurité, occupation du temps ?

A l’époque préhistorique les humains passaient un temps considérable à chasser, pêcher, cueillir des baies pour se nourrir et trouver des sites favorables la sécurité du groupe, permettre son organisation, mettre au point des techniques utiles ainsi qu’une recherche de compréhension sur son environnement et lui-même.

Aujourd’hui la sophistication du travail et la complexité des sociétés humaines masquent les obligations liées à l’existence ; l’individu qui choisit sa vie s’oriente vers les activités les plus lucratives et qui répondent à son intérêt (social, intellectuel, émotionnel, capacités latentes, développement personnel …), les autres subissent plus qu’ils ne choisissent et la société ne valorise pas certaines activités pourtant essentielles, elle fait depuis très longtemps la promotion d’une hiérarchisation d’une certaine forme l’intelligence (toujours la même).

Ainsi l’intelligence manuelle, affective, conceptuelle, procédurale, artistique, spatio-temporelle, extrasensorielle, environnementale… ne sont pas reconnues pour ce qu’elles pourraient apporter à notre société.

La mondialisation qui a entrainé des délocalisations, la prise de conscience de la pollution et du respect de l’environnement qui a condamné beaucoup d’activités sur notre sol et pas sur celui des autres (bonne conscience sans réalisme planétaire), l’amplification grâce à l’endettement massif de l’état protecteur qui peut dispenser les citoyens de l’effort individuel remplacé par l’effort collectif (mais assumé par qui ? ) et de ne plus faire reposer la productions de richesses raisonnables par le travail !

La monétisation du travail et son individualisation à l’extrême doivent être corrigées de notions plus globales sur la production collective des richesses, la valorisation de certaines activités indispensables, un rééquilibrage au niveau de la consommation qui peut générer de l’indépendance ou de la dépendance, une modification de la position de l’éducation nationale sur le travail, ainsi que la détection et conscientisation des paramètres influençant l’épanouissement humain et la réalisation personnelle.

L’exploration du travail, sa redéfinition, son recadrage par rapport aux buts et aux nécessités d’une société moderne ne peut que faciliter l’émergence du monde de demain et apporter une réponse efficace à nos problématiques de société que nos anciennes idéologies ne peuvent appréhender.

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