NOTRE SOCIETE EST-ELLE SAINE ?

Une société en excellente santé se pose les bonnes questions, dans le bon ordre d’un espace spatio-temporel le plus vaste possible, elle réfléchit et analyse dans le but de modifier en mieux ce qui existe sans formuler des solutions avant d’y avoir pensé ou de les faire passer par le filtre déformant d’une idéologie.

Au regard du débat sur la réforme des retraites sans aborder ce qu’est le travail, les nécessités incontournables de notre société liées à la survie, les attentes intérieures des individus, l’indispensable promotion du travail pour les citoyens et la collectivité de l’enrichissement matériel et immatériel qu’il apporte, notre société se ridiculise en épiloguant sur la notion de fatigue signe d’une société déprimée, incapable de trouver du sens à son existence, juste entasser des biens qui apportent l’illusion d’exister !

Les élections Présidentielles n’ont pas fait émerger de débats sérieux, que voulons-nous ? Où souhaitons-nous aller ? Sommes-nous prêts à travailler ensemble pour atteindre l’objectif d’une société meilleure ? Allons-nous continuer à opposer nos énergies à la place des associer pour un but commun ? Sommes-nous capables de débattre honnêtement avec des arguments sérieux sur des idées, des solutions et non la personnalité des gens à coup d’insultes, d’insinuations, de mensonges …

On peut résumer le niveau mental de notre société à trois mantras abondamment relayé en boucle par les influenceurs : 1- faire cotiser plus les riches et les supers profits des entreprises sans jamais définir ces fameux riches en termes de revenus ou patrimoine, ni vérifier qu’un patrimoine peut résister à une taxation plus élevée et bien sûr ne jamais chiffrer la globalité de nos besoin financiers (règlement des intérêts de notre dette de 3000 mds, financement de notre régime de santé, de l’éducation nationale, sécurité, production d’énergie, lutte contre l’adaptation au réchauffement climatique, l’indépendance industrielle/alimentaire/médical/matières premières/eau/infrastructures…, culture, social …). Il faudrait remettre les pieds sur terre et comprendre qu’une taxation plus élevée des fameux riches seraient totalement insuffisante pour financer tout au plus 1/2 % de nos besoins ! Il faut donc réfléchir à l’élévation collective massive de notre production de richesses raisonnables pour répondre à nos besoins considérables. 2- les étrangers seraient responsables de nos malheurs financiers et d’insécurités, la triste réalité est que nous savons le faire nous mêmes. Dans un bilan comptable on équilibre actif/passif et recettes/dépenses chose que nous ne faisons jamais ; une entreprise bien gérée tire profit des éléments qui se présentent, notre société ne sait pas s’enrichir matériellement et immatériellement des opportunités qui s’offrent à nous car nous avons une multitude de filtres moralo-intellectuels paralysants. 3- Contester, critiquer négativement, s’opposer est un sport national, c’est vrai qu’il y a toujours du négatif dans une bonne action (on peut reprocher à un philanthrope de s’acheter une bonne conscience). Nous n’évaluons jamais le rapport bénéfice de ces oppositions : sur le moyen et long terme nos oppositions nous rapporteront-elles plus que si nous nous étions pas opposés ? N’avions nous pas plus à gagner par un enrichissement des propositions sans politique politicienne, sans effet de manches, sans squatter les médias avec des slogans qui ne sont jamais des solutions uniquement des faire-valoir pour les prochaine sélections.

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