
Nous admirons les Allemands pour la capacité qu’ils ont de réaliser en permanence des compromis : sortie du nucléaire, dépendance au gaz Russe grâce à la manipulation et aux financement des verts par le régime Russe. On peut objecter que la culture du compromis a permis une réunification réussie de l’Allemagne et en 10 ans une amélioration considérable de son économie qui était moribonde.
C’est une habitude en France d’idéaliser chez nos voisins des qualités que nous n’avons pas et qui expliqueraient nos déboires. Ce n’est pas le compromis qui permet le succès économique et politique d’un pays mais son état d’esprit envers ses entreprises. Les Allemands savent qu’elles sont indispensables pour assurer une prospérité au pays, même les syndicat et les salariés l’on compris.
Les sociétés Allemandes et leurs salariés ont les mêmes intérêts ; ce qui permet aux politiques de pouvoir défendre leur économie.
En France, les entreprises sont des exploiteurs, des capitalistes qu’il faut faire payer, des empêcheurs de progrès social ; De Gaulle en son temps a échoué dans sa réforme de la participation pour tous.
Les gouvernements sont obligés de les taxer massivement pour pouvoir assumer leurs fonctions. F. Hollande avec son CICE pour rendre nos entreprises compétitives vis à vis de la concurrence internationale en a fait le frais au point de ne pas pouvoir se représenter à la Présidentielle.
Combien de grèves et de manifestations absurdes pour obtenir un travail qui paye de moins en moins parce qu’il croule sous les cotisations sociales, les taxes nombreuses, un IS le plus important au monde et un temps de travail sur la durée d’une carrière de moins en moins important.
Nous aimons les conquêtes sociales sans nous interroger sur leurs financements, ni les conséquences qui ne manqueront pas de se manifester… et plus tard, lorsqu’elles s’expriment, nous ne savons pas les relier à leurs causes.
Dominique Chrétien
