
Il est habité par des opinions, des conceptions, des habitudes, des émotions, des sentiments, des idéaux, des raisonnements, des connaissances qui forment en s’associant une personnalité dénuée de neutralité envers les événements de la vie, des êtres ou des choses. Prendre conscience de ce mécanisme permet d’accéder à plus de liberté, de se libérer plus facilement d’entraves, d’influences qui ne sont pas en conformités avec ce que nous sommes intérieurement, à nos objectifs ou d’être plus réaliste et surtout plus efficace pour solutionner nos problèmes. A l’heure ou certaines personnes s’interrogent sur la diminution de nos libertés dans nos démocraties, il est important de comprendre que le problème est mal posé. Nous prenons progressivement conscience des devoirs qu’imposent la vie en société que nous n’avions pas intégrés auparavant. Ils sont une protection de nos libertés individuelles que la liberté totale et sans contrainte ne peut pas assurer sur le long terme en les détruisant au profit d’une liberté dominante qui ne pourra plus être individuelle. Il y a une confusion entre comportements individuels libres et libertés véritablement individuelles. Agir selon le prêt à penser, obéir aux influences des médias, des minorités, des partis politiques ou à des courants divers parce qu’ils sont nouveaux, originaux, présentent une parcelle de vérité, parfois d’illusion, ne constituent pas une liberté individuelle dans la mesure ou elle n’a pas subit d’appropriation réfléchie, analysée, volontaire et allant dans le sens de la collectivité et l’amélioration de l’individualité qui constituent notre entendement. L’enjeu ce n’est pas une société plus libre de l’exercice de sa liberté mais la maîtrise de ses devoirs et un mental libéré de ses contenus inadaptés à l’individu ou la société et qui n’ont pas de réalité individuelle parce qu’ils n’émanent pas de processus personnels.

