
Si l’on remonte jusqu’aux début des années 60, on trouvera des groupes ou des individus générateurs de violences : l’OAS, les casseurs de mai 68, Action directe, les tueurs de l’Ardèche, Mesrine, quelques tueurs en série, les auteurs d’attentats Islamistes, … on peut donc dire que les black blocs, extinction rebellion, les activistes en tout genres au nom : du réchauffement climatique, de l’eau, de la réforme des retraites, des actions gouvernementales, de la violence supposée de nos institutions … que l’on voit même s’en prendre à nos députés, sénateurs, ministres et leurs familles ou enfants, à nos agriculteurs qui sont visés nominativement sur les RS … on pourrait croire que notre société n’a finalement pas changé sur les 60 dernières années !
Ce serait une très grave erreur, autrefois les médias condamnaient sans ambiguïté toutes ces violences ainsi que l’ensemble de la société, il y avait une union collective contre la violence parce qu’on savait quelle ne pouvait pas apporter de réponse aux problèmes de notre société et qu’il fallait faire des efforts pour obtenir quelque chose.
Le taux de pauvreté était bien plus élevé qu’aujourd’hui, les conditions matérielles de l’existence plus dures, le manque cruel de choix obligeait à plus d’ingéniosité et d’initiatives individuelles ou collectives.
Les années Mitterrand nous ont fait croire que tout était politique, il suffisait d’avoir un Président « social » pour que les conditions de vie des Français s’améliorent sans travailler plus mais simplement en travaillant moins, les Français n’ont pas compris la supercherie des dévaluations qui rendaient les produits étranger plus chers, donc un pouvoir d’achat rongé par l’inflation qui n’apparaissait pas car calculée d’une manière créative.
Lorsque l’euro est apparu rendant les dévaluations impossibles, le principe de l’endettement a pris le relais.
Les médias ont entretenu le mythe de l’état providence avec la politique spectacle et la politique politicienne comme instruments, ils ont toujours depuis cette époque considérés qui fallait être contre le pouvoir en place (quel qu’il soit) pour obtenir des avantages pour les Français.
Pour ce faire rien de tel que d’affaiblir la parole d’état en la contestant en permanence mais sans jamais relever les incohérences des forces d’oppositions (les médias ont-ils passé au crible la réforme proposée par la CFDT, la position de la CGT ou de la NUPES, non, ils se sont contentés de colporter des éléments subjectifs ou des imperfections anecdotiques).
Mettre en cause les FDO permet également de discréditer le pouvoir en place en le faisant passer pour ce qu’il n’est pas.
Contester les règles démocratiques en évoquant le peuple alors que l’on parle en fait de la rue agitée et instrumentalisée (donc une partie du peuple seulement) ou les sondages aux questions soigneusement choisies et sans légitimité autre que celle qu’ils se donnent généreusement.
Ces éléments font que la violence devient légitime face à un gouvernement que l’on fait croire illégitime et qui ne veut pas poursuivre la trajectoire du mythe Français déconnecté de la réalité, nous vivons toujours à l’heure nostalgique des dévaluations et des déficits…
P.S. Endettement de la France source insee année 2000 : 850 milliards, 2007 : 1300 mds, 2012 : 1900 mds, 2017 : 2200 mds, 2022 : 3000 mds fin 2023 probablement 3150 mds. Macron est le Président qui aura endetté en l’espace de 6 ans, le plus notre pays : 800 milliards malgré tous ces cadeaux : prime emploi, chèque énergie, inflation, revalorisation minimas sociaux, il n’en fait pas assez ! Hollande 300 mds, Sarkozy 600 mds.
Pour beaucoup de Français ce ne sont que des chiffres et dans la mesure ou leur niveau de vie ne baisse pas en travaillant moins tout va bien !
Sauf que les moyens manquent pour revaloriser les fonctionnaires : une augmentation de 15 % induit 38 mds de dépenses en plus , le remboursement des intérêts de la dette va prochainement atteindre 90 mds, ces sommes ajoutées aux 177 mds de salaires FP + 77 mds de pensions de la FP = 292 mds avec 320 mds de recettes pouvez-vous raisonnablement financer des hôpitaux, des écoles, la transitions écologique, investir dans des centrales nucléaires, la recherche fondamentale, la culture, la défense, la justice, le social …. 28 petits milliards seulement à dépenser, bien sûr certains vont trouver des milliards créatifs-fictifs un peu n’importe où, mais ce sont des centaines qu’il nous faudrait !
Pendant la période du COVID tout le monde disait : » il faudra rembourser les largesses de l’état (donc nous) », une fois la pandémie passée… personne ne veut tenir son engagement, on pense que la retraite à 64 ans est une ligne rouge qu’un français ne peut atteindre… pourtant elle existait à 65 ans avant Mitterrand avec 40h/semaine et seulement 4 semaines de congés payés. Nos voisins sont beaucoup plus réalistes que nous, ils se modernisent, vont de l’avant, tentent des choses améliorent leur situation… nous nous accrochons à un monde qui n’existe plus.
Plus dure sera la chute!

