
L’humain est confronté à ses choix, bons ou mauvais pour lui et également pour la société dans laquelle il vit. Exiger que l’état supprime tous les désagréments de la vie humaine, qu’il fasse des chèques lorsque le prix de l’énergie ou des légumes augmentent, qu’il empêche toutes les difficultés liées à une pandémie, que notre niveau de vie progresse indéfiniment sans à-coup malgré les vicissitudes de l’existence et sans fournir de travail supplémentaire (intellectuel, mental, physique, de maîtrise des émotions…) est-ce raisonnable ? La nature, l’entendement et la communauté humaine sont une source de défis, de problèmes, d’efforts, d’adaptations auxquels nous ne pouvons nous soustraire, c’est l’essence de la vie. En refusant ce mécanisme, on conteste le principe même de la vie, mais pour le remplacer par quoi, dans quel but ?L’individu doit-il abandonner son libre arbitre, sa liberté de choisir et donc de subir les conséquences de ce qu’il a décidé. Notre société deviendrait uniformisée, totalitaire, elle refuserait l’expérience de la vie aux humains, ils deviendraient des objets gavés de « bonnes choses » sans effort, sans volonté, sans goût, comment pourraient-il envisager d’aller plus loin dans l’expérience humaine ? Dans notre recherche de plus de liberté notre démarche nous a conduit à déformer ce que nous sommes en voulant stériliser tous les aspects négatifs pourtant formateurs de l’existence nous aliénons nos individualités. Nous avons pris une mauvaise direction et nous sommes incapable de concevoir autre chose qu’un monde sans réalité, sans avenir… parce que nous n’avons rien compris à l’existence, ni de l’existence !

