
Que l’on soit président ou simple citoyen, un individu obéit toujours à une intentionnalité qui est la résultante de son mental. Les valeurs qui structurent celui-ci s’associent aux émotions pour donner de l’énergie; les raisonnements, les idées retenues du maelstrom mental, les actions, l’imagination seront des prolongements de cette intentionnalité, des justifications qui donnent de la cohérence à l’individu. Il est possible de s’extraire de ces limitations individuelles en court-circuitant l’égo pour le stade du « sans contrainte idéologique ». En 5 ans Macron laisse un chantier inachevé, la faute aux événements, aux oppositions envieuses, malveillantes diront ces adorateurs fascinés par son intelligence, son culot, ses valeurs, sa vision de notre société et de ce que doit être l’Europe. Les événements constituent la substance, aucune action ne peut se faire dans le vide, on se doit de les intégrer, d’agir de manière a en tirer une force et non un blocage. Le besoin obsessionnel d’apparaitre comme celui qui sauve, protège, de rechercher la reconnaissance de tout un peuple, de vouloir être aimé par celui-ci, d’imposer ses bonnes valeurs ou conceptions pour le bien de tous entrainent un rejet légitime de ceux qui ne veulent pas être assujettis. Les actions ne seront pas axées prioritairement sur l’intérêt commun mais la réalisation d’une ambition personnelle contradictoire avec l’air du temps. L’évolution de nos sociétés tourmentées réclament de la participation, de la responsabilité, de la simplification, de l’intelligence, de la créativité, de déléguer plus à ceux qui maîtrisent un domaine de compétence, le parler vrai n’est pas fait pour paraitre ce que l’on est pas, les explications véritables, sincères, honnêtes sont un gage de respect et de sérieux. Une société digne de ce nom doit conduire les individus à s’améliorer, à devenir meilleur; cela n’est possible que part une adhésion spontanée basée sur l’intérêt de l’individu qui doit en prendre conscience, forcer la mutation, stigmatiser, accuser ne permettra pas la prise de conscience bien au contraire. S’entourer de « petites mains dociles », d’intelligences qui n’enlèveront pas de lumière, mettre en scène une image permettent de cultiver son aura mais cela n’améliore pas le solde de notre balance commerciale, si notre pays n’a pas de projets, d’ambition, si les individus sont gavés à coup de subventions, mis à l’état de plantes vertes, on n’entraine pas un pays vers l’excellence, on ne met pas en place une mentalité propice à conquérir les étoiles. Cinq ans d’actions peuvent-elles permettre de comprendre cela et de changer, afin de nous éviter les niveaux affligeants de bêtises, d’incompétences que les médias encouragent et la plupart des candidats propagent actuellement.

